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Ciné débat : Sortir du déni climatique ?

Le 12 Mars prochain, nous avons rendez-vous pour une nouvelle Marche pour le Climat sous le slogan « Look Up ». Mais quel est ce phénomène ? Voici ta séance de rattrapage !

Depuis noël dernier, le film d’Adam Mckay diffusé sur Netflix, a fait le buzz et permis aux médias de parler des sujets environnementaux plus que lors de la publication des derniers rapports du GIEC. Distribution impeccable, humour au vitriol et miroir sans concession sont les ingrédients de son succès.

Si beaucoup en ont entendu parler, au sein même du milieu militant, tout le monde n’a pu visionner l’œuvre diffusée sur une plateforme de streaming privée. C’est pourquoi, UNE BASE A NICE vous propose une projection du film suivi d’un débat, VENDREDI 18 FEVRIER à 20h00 aux Diables Bleus.

Le Débat : Ce film peut-il susciter un réveil chez un public plus large ? Peut-on compter sur Hollywood pour aider à la prise de conscience des enjeux ? Quelles recettes pour sortir du déni climatique ?

En pratique :

  • Lieu : 29 Route de Turin, Nice (tramway Vauban)
  • Horaires : 20:00 – 23:30
  • Durée du film 2h20 + 1 heure de débat
  • Réservation gratuite sur Helloasso
  • Participation aux frais, libre et consciente, sur place
  • Rendez-vous le Vendredi 18 février 2022 à 20:00

Contacts : Cédric 06 67 99 21 10, ou Mail : contact@une-base-a-nice.org 

Scénario : Inspiré du péril de l’actuelle crise climatique, dont personne ne se soucie vraiment, le film met en scène la chute prochaine d’une grande comète qui va complètement ravager la Terre et tuer tous ses habitants, découverte par les scientifiques Kate Dibiasky et Randall Mindy, et la difficulté que ces derniers rencontrent pour prévenir le Monde. Ils font face à la désinformation, au déni et aux sarcasmes du monde médiatique et politique comme du grand public, ainsi qu’à la cupidité et à l’inaction de la présidente des États-Unis sous la coupe du puissant créateur d’une grande entreprise technologique.

Pour aller plus loin : Diversement apprécié par la critique, le film fait l’unanimité parmi la communauté scientifique.

« Ce film est incontestablement une métaphore puissante de la crise climatique en cours. C’est un commentaire sociopolitique sérieux, qui se présente comme une comédie. Il traite de la manière dont les preuves accablantes d’une menace scientifique sont ignorées pour des raisons politiques et idéologiques. Il aborde la façon dont de puissants lobbys, motivés par le profit, bloquent l’action lorsqu’elle ne convient pas à leurs intérêts et promeuvent de prétendues fausses solutions dont ils peuvent personnellement tirer profit. C’est la même chose lorsque des industriels des énergies fossiles soutenus par le Parti républicain choisissent d’ignorer les preuves scientifiques irréfutables du changement climatique causé par l’homme »
Michael E.Mann


« En tant que climatologue faisant tout ce que je peux pour réveiller les gens afin d’éviter une destruction planétaire, c’est aussi le film le plus précis relatant l’absence terrifiante de réponse de la société face à la crise climatique que j’ai pu voir »

Peter Kalmus

« Don’t look up est une mise en abyme de ce qu’il se passe actuellement. Le message qu’ils veulent montrer à travers Don’t look up, c’est que, quand des scientifiques tirent la sonnette d’alarme, il faut les écouter ! »

Eric Lagadec

« Derrière l’humour acide et flamboyant de cette satire délirante […] se dresse l’un des constats les plus exacts et les plus éloquents de l’état du monde. Une image précise et sans concession du règne du dérisoire et du pouvoir des médiocres. Le comique de l’outrance ne dénature en rien la finesse et la perspicacité de l’implacable dynamique d’effondrement ici dépeinte. »

Aurélien Barrau

« Le film montre le décalage, que j’ai souvent ressenti, entre la recherche scientifique, les médias et le pouvoir politique dont l’immense majorité des décideurs ne lit pas les « résumés à l’intention des décideurs » du GIEC. Il montre aussi le cynisme et le déni de responsabilité, l’absence de capacité d’analyse d’une situation inédite et des risques associés aux options d’action et à leur échec possible, l’incapacité à se projeter, et l’absence cruelle de leadership, illustrant au passage la manière dont les scientifiques peuvent se retrouver instrumentalisés dans un storytelling politique. Plus d’une fois, j’aurais aimé pouvoir dire, aussi crûment que Kate Dibiasky, « Are you fucking kidding me ? » »


Valérie Masson-Delmotte